21 5 / 2012

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02 5 / 2012

iraffiruse:

frozach submitted

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04 4 / 2012

Cette description ne me ressemble absolument pas. Wait…

“Ashe appartenait à cette catégorie de gens qui, dans leurs rapports avec leurs semblables, emploient la stratégie attaque-repli. Là où il trouvait de la faiblesse, il fonçait ; devant une résistance, il cédait. N’ayant pas de goûts ni d’opinions personnels, il adoptait ceux de son compagnon, prêt aussi bien à aller prendre le thé chez Fortnum qu’à boire du Guiness dans un pub, à écouter de la musique militaire dans le parc Saint-James que du jazz dans une cave de Compton Street. Sa voix frissonnait de sympathie quand il parlait de la décolonisation, ou d’indignation quand il évoquait la prolifération de la population noire en Angleterre. Cette attitude résolument passive exaspérait Leamas, qui le poussait jusque dans ses retranchements pour brusquement faire machine arrière, si bien qu’Ashe était toujours en train d’essayer de se sortir d’un cul-de-sac où l’autre l’avait coincé. Devant ces accès de pure perversité, Ashe eût logiquement dû laisser tomber la conversation, d’autant plus qu’il en faisait les frais, mais il n’en était pas question. S’il avait écouté, le petit bonhomme triste assis tout seul à la table voisine aurait pu conclure que Leamas prenait un plaisir sadique à tourmenter son compagnon ou alors (en admettant qu’il fût particulièrement perspicace) qu’il cherchait à se prouver à lui-même que l’autre devait avoir des raisons impérieuses pour supporter d’être traité de la sorte.”

L’Espion qui venait du froid, de John LeCarré, 1963. Trad. Marcel Duhamel et Henri Robillot

12 3 / 2012

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23 2 / 2012

Samantha Crain. Vue en live au Point Éphémère, toute seule avec sa guitare. J’ai pleuré.

15 2 / 2012

Bookselling

“In structure and in style and in content Oranges was unlike any other novel. This didn’t worry me, neither did it worry Philippa Brewster, my publisher at the newly formed Pandora Press. It did worry her bosses though, who couldn’t see its market or its merit, and who were reluctant to waste a hardback on it. Accordingly, it appeared in paperback, went unnoticed except in the most banal way by most reviewers and started to sell at an alarming rate. Small bookshops and word of mouth were the foundations of my career and while big business can’t do much about gossip, it has managed to wreck the market for small booksellers. As far as new work goes, this is a disaster. Supermarket bookselling is interested in turnover not culture. Big chains want big profits and show themselves ignorant of and uninterested in names that are unfamiliar. It’s very difficult for an enthusiastic editor to launch a new writer because support in the bookshops is crucial and that support will very rarely be forthcoming for a ‘low seller’. The only way round it is for the publisher to shove money at the titles in terms of promotion. For new writing, especially genuinely new writing, not the old stuff in a new frock, this method is economic suicide. The publisher loses money, the writer gets depressed, the bookchains puff up with a self-righteous and business like ‘told you so’. When Oranges won the Whitbread Prize for best first novel in 1985, W H Smith put in their order.”

Introduction to Oranges Are Not the Only Fruit by Jeanette Winterson, reedition Vintage, 1991

03 2 / 2012

leyeti:

ARCH ENEMIES

leyeti:

ARCH ENEMIES

(Source: imgfave, via pingolin)

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01 2 / 2012

"

When we were finished, there was another long span of silence. Then she got up and returned a few moments later with her cigarettes and an ashtray. I refilled our glasses of champagne. As she lit up her cigarette, she said, ‘Living in Paris must have corrupted you.’

‘Why do you say that?’

‘Because you don’t criticize me for smoking. I mean, what sort of American are you, not playing the Health Fascist and telling me how passive smoking is rotting your lungs?’

‘Not all of us are that anal.’

‘Well, any of the Americans I have met…’

"

Douglas Kennedy, The Woman in the Fifth, Hutchinson, 2007

20 1 / 2012

"Le pur traducteur est celui qui a besoin d’écrire à partir d’une œuvre, d’une langue et d’un auteur étrangers. Détour notable. Sur le plan psychique, le traducteur est ambivalent. Il veut forcer des deux côtés : forcer sa langue à se lester d’étrangeté, forcer l’autre langue à se dé-porter dans sa langue maternelle. Il se veut écrivain, mais n’est que ré-écrivain. Il est auteur ‒ et jamais l’Auteur. Son œuvre de traducteur est une œuvre, mais pas l’Œuvre."

Antoine Berman, L’Épreuve de l’étranger, Gallimard, 1984.

01 12 / 2011

(Cliquez sur le titre du post pour voir la page)

Alors que les gens se pressent au portillon de la FNAC pour acheter des liseuses avant Noël et que notre gouvernement est occupé à voter l’augmentation de la TVA sur le livre à 7%, il est intéressant d’écouter l’enregistrement de la table ronde qu’a fait l’ATLF aux dernières Assises de la traduction littéraire en Arles sur le livre numérique le 13 novembre dernier. Jean-Etienne Cohen-Séat a expliqué à quoi il faut faire attention et ce qu’il faut protéger pour éviter que le livre numérique fasse exploser toute la chaîne du livre en France (la réponse tourne autour du maintien du prix des e-books et de la défense des librairies).

Vous trouverez aussi les enregistrements des autres interventions des Assises.

[Edit] Pour un son de cloche différent, lire par exemple l’article de nonfiction.fr contre le prix unique du livre numérique. Ça date de l’année dernière, toutes les infos ne sont peut-être plus d’actualité, mais l’article est de qualité et les arguments avancés par Mathieu Perona donnent un autre point de vue sur la question. Que penser ?